Méthodologie
Chaque rapport suit la même trame, appliquée sans exception. Cette page décrit les sources, les retraitements et les limites de l’exercice, pour que vous puissiez juger le travail plutôt que le croire.
Les sources
Toutes les analyses partent de documents publics. Aucune information privilégiée n’est utilisée, sollicitée ni acceptée.
- Les états financiers de synthèse déposés à la BRVM, sur cinq exercices au minimum.
- Les communiqués de résultats et rapports d’activité trimestriels des émetteurs.
- Les publications officielles de la BRVM et du Conseil régional de l’épargne publique.
- Les données macroéconomiques de la BCEAO et des institutions régionales.
- La presse économique spécialisée, pour le contexte sectoriel uniquement.
Chaque rapport comporte une liste de sources vérifiables. Un chiffre sans source est un chiffre à contester.
Les retraitements comptables
Le référentiel SYSCOHADA a une qualité : il rend visible la chaîne de formation de la valeur, du chiffre d’affaires jusqu’au bénéfice net. Il a aussi des angles morts, que le travail consiste précisément à éclairer.
Ce qui est systématiquement refait
- Recalcul de chaque sous-total du compte de résultat, sans reprendre les agrégats publiés.
- Reconstitution du tableau des flux lorsque l’émetteur ne le publie pas.
- Isolement des éléments non récurrents, afin de distinguer la performance de l’accident comptable.
- Analyse du besoin en fonds de roulement et du crédit fournisseurs, pour séparer le résultat de l’effet de bilan.
- Retraitement de la dette nette et des engagements hors bilan lorsqu’ils sont mentionnés.
Un bénéfice en hausse financé par l’allongement du crédit fournisseurs n’est pas un bénéfice de même nature qu’un bénéfice tiré de la marge. Les rapports distinguent systématiquement les deux.
La valorisation
Aucune méthode unique ne fait autorité. Chaque rapport en croise plusieurs, et expose les écarts entre elles plutôt que de les moyenner.
- Actualisation des flux de trésorerie, avec un coût du capital explicité et une sensibilité aux hypothèses.
- Comparables régionaux, en tenant compte de la liquidité réelle des titres retenus.
- Actualisation des dividendes, pertinente pour les sociétés à distribution régulière.
- Lecture inverse du cours : ce que le marché suppose implicitement de croissance et de marge.
Les résultats sont présentés en trois scénarios probabilisés, jamais en cours cible unique. Un chiffre isolé donnerait une fausse impression de précision.
Les limites
Elles sont réelles et il serait malhonnête de les taire.
- La profondeur de marché de la BRVM est faible. Un cours peut refléter une transaction isolée davantage qu’un consensus.
- Les émetteurs publient peu entre deux exercices. Une analyse peut vieillir vite.
- Les comptes consolidés sont rares, ce qui limite la lecture des groupes.
- Aucun accès privilégié au management n’est recherché : les hypothèses sur la stratégie sont donc des hypothèses.
Corrections
Une erreur signalée est vérifiée, corrigée et mentionnée dans le rapport concerné, avec la date de la correction. Les rapports déjà téléchargés font l’objet d’une notification aux acheteurs lorsque la correction est significative.