Le fil

De SDV à MSC : quarante ans d’AGL Côte d’Ivoire au port d’Abidjan

En quarante ans, cette entreprise a changé trois fois de nom et trois fois de propriétaire. Elle n'a jamais changé de métier : faire entrer et sortir des marchandises par le port d'Abidjan. Depuis décembre 2022, elle appartient indirectement à MSC, premier armateur mondial. Et c'est peut-être le changement le plus profond de son histoire, parce que pour la première fois son propriétaire est aussi son client.

AGL Côte d’Ivoire en bref

Les repères de la société et les chiffres du dernier exercice
Chiffre d’affaires 202592,0Md FCFA+7,4 %, plus haut niveau depuis cinq ans
Résultat net 20250,78Md FCFAen recul de 96,3 %
Capitalisation149,7Md FCFAà 2 750 FCFA l’action
Racines du métierLes commissionnaires SCAC et SOCOPAO, actifs en Afrique de l’Ouest depuis 1927, rachetés par Bolloré en 1986
Création de l’entité ivoirienne1986, filiale du groupe SDV
CotationBRVM depuis le 16 septembre 1998, compartiment Transport, code SDSC · ISIN CI0000000261
Devient Bolloré Africa Logistics CI2009
Devient AGL Côte d’IvoireAvril 2023, après le rachat du groupe par MSC
Actions54 435 300 · capital 10,887 Md FCFA · nominal 200 F depuis la division de 2017
ActionnariatAGL France 74,80 % · flottant 25,01 % · autres 0,19 %
Effectif en Côte d’Ivoireenviron 2 500 collaborateurs, 18 sites opérationnels
Entrepôts133 000 m² de magasins et centres de groupage

1927-1986 : les racines d’un métier

L’histoire du métier commence bien avant celle de la société. Elle commence en 1927, avec deux sigles que plus personne n’emploie : la SCAC, Société Commerciale d’Affrètements et de Commissions, et la SOCOPAO, Société Commerciale des Ports de l’Afrique de l’Ouest. Leur activité est celle du transitaire : dédouaner, entreposer, acheminer, pour le compte du commerce colonial d’arachide, de cacao et de bois.

Le groupe Bolloré rachète ces activités au groupe Suez en 1986. S’ensuit une décennie d’assemblage : Delmas, armement spécialisé sur l’Afrique, en 1991 ; la fusion de Delmas et de SCAC/SOCOPAO en 1993, qui donne naissance à SDV ; puis le rachat de SAGA France en 1998.

1986 : la naissance de la société ivoirienne

C’est la même année 1986 que naît l’entité qui nous occupe : une filiale ivoirienne du groupe SDV, spécialisée dans le transit, la consignation et la manutention au port d’Abidjan.

Retenez ces trois mots. Transit, consignation, manutention. Quarante ans plus tard, ce sont encore les trois métiers de la société, et c’est ce qui explique la stabilité remarquable de son chiffre d’affaires : 88,7 milliards en 2021, 92,0 milliards en 2025. Quatre exercices, moins de 1 % de croissance annuelle moyenne. Peu d’entreprises cotées à Abidjan présentent une ligne aussi plate.

16 septembre 1998 : l’entrée à la BRVM

La société est introduite à la Bourse régionale des valeurs mobilières le 16 septembre 1998, au compartiment Transport, sous le code SDSC, les initiales de SDV Côte d’Ivoire.

Vingt-huit ans plus tard, ces quatre lettres sont toujours celles du carnet d’ordres. L’investisseur qui achète « AGL » passe encore son ordre sur un ticker qui désigne une société disparue depuis 2009. C’est un détail, mais il dit bien la nature du dossier : sous les enseignes successives, l’objet coté n’a pas bougé.

Dès l’origine, le flottant est minoritaire. Il s’établit aujourd’hui à 25,01 %, le groupe AGL France détenant 74,80 %.

2017 : la division du nominal

Un épisode passe souvent inaperçu et fausse toutes les comparaisons historiques : en 2017, le capital est fractionné. Le nombre de titres est porté à 54 435 300 pour un nominal ramené à 200 francs.

Mécaniquement, le dividende par action tombe de 8 977 F à 182 F. Aucun actionnaire n’y a perdu un centime, puisqu’il détenait cinquante fois plus de titres. Mais toute série de dividendes par action antérieure à 2017 est incomparable à celles qui suivent, et c’est une source d’erreur fréquente dans les analyses que l’on lit sur ce titre.

2009-2013 : du transitaire au concessionnaire

Jusqu’au tournant des années 2000, l’entreprise organise des flux sans posséder l’infrastructure. Cela change avec les terminaux à conteneurs, et c’est le changement de nature le plus important de son histoire.

Le premier terminal à conteneurs

La concession du terminal à conteneurs de Vridi est signée avec le Port autonome d’Abidjan le 23 octobre 2003 et entre en vigueur le 1er mars 2004. L’objectif de l’État est de confier à une structure unique des opérations jusque-là éclatées.

C’est l’origine d’Abidjan Terminal : 33 hectares, une capacité statique de 23 000 conteneurs, 5 portiques de quai et 20 portiques de parc. En 2009, année où la société ivoirienne prend le nom de Bolloré Africa Logistics Côte d’Ivoire, le groupe consolide son réseau portuaire africain et son contrôle sur le premier terminal d’Abidjan.

2013 : le TC2, et la controverse du « super-monopole »

Le 23 mars 2013, le Port autonome d’Abidjan annonce que le consortium formé d’APM Terminals, groupe Maersk, de Bolloré Africa Logistics et de Bouygues Travaux Publics a remporté la concession du deuxième terminal à conteneurs.

L’attribution provoque immédiatement une crise. L’appel d’offres visait explicitement à introduire de la concurrence au port d’Abidjan, et il aboutit à confier le second terminal à l’opérateur du premier. Le ministre du Commerce Jean-Louis Billon conteste publiquement la décision, dans une formule restée célèbre :

L’idée initiale était d’ouvrir le port d’Abidjan à la concurrence, et on se retrouve avec un super-monopole multiplié par deux.

L’opérateur philippin ICTSI, concurrent évincé, saisit l’UEMOA. Le ministre indique que la justice est saisie. La procédure n’aboutira pas : le 24 juin 2013, Bolloré annonce avoir finalisé la négociation de la concession.

Cet épisode mérite d’être rappelé, parce qu’il pose une question qui n’a jamais été tranchée et qui reste d’actualité : le port d’Abidjan a-t-il deux terminaux à conteneurs, ou un seul opérateur avec deux quais ? Elle rejoint une interrogation plus large sur le contrôle des infrastructures ivoiriennes.

Décembre 2022 : MSC, et le changement de nature

5,7 milliards d’euros

Le 31 mars 2022, le groupe Bolloré confirme la cession de Bolloré Africa Logistics à MSC, armateur italo-suisse devenu premier transporteur mondial de conteneurs, pour 5,7 milliards d’euros. L’opération est finalisée le 21 décembre 2022, mettant fin à trente-six ans de présence du groupe Bolloré sur le continent.

Le même mois, le 2 décembre 2022, le deuxième terminal à conteneurs est inauguré.

Le TC2 en chiffres
Investissement total596 milliards FCFA
dont Port autonome d’Abidjan, terrassements et infrastructures334 milliards
dont concessionnaire, superstructures et équipements262 milliards
Surface37,5 hectares
Tirant d’eau16 mètres
Capacitéplus de 1,5 million d’EVP par an
Équipements6 portiques de quai, 13 portiques de parc, 36 tracteurs électriques
Emplois permanentsenviron 450

Exploité par Côte d’Ivoire Terminal, le TC2 a franchi le cap du million de conteneurs EVP manutentionnés depuis le démarrage de ses opérations en novembre 2022, sur 594 jours d’exploitation et 440 navires traités.

En avril 2023, la société ivoirienne adopte la dénomination Africa Global Logistics Côte d’Ivoire.

Ce que le changement d'actionnaire modifie vraiment
  • Bolloré était un conglomérat diversifié pour qui la logistique africaine était une activité parmi d’autres.
  • MSC est un armateur : son métier est de remplir des navires.
  • Depuis décembre 2022, la société cotée à Abidjan appartient donc indirectement à un client naturel de ses propres terminaux. C’est une configuration nouvelle dans son histoire.

Attention au périmètre : ce que « AGL Côte d’Ivoire » désigne réellement

C’est le point que la presse confond le plus souvent, et il commande toute lecture des comptes.

Quand un Abidjanais dit « AGL », il pense à un ensemble : les terminaux, les entrepôts, le rail, les camions. Mais la société cotée sous le code SDSC n’est pas cet ensemble. C’est l’entité historique issue de SDV. Autour d’elle gravitent des sociétés distinctes, avec leurs propres actionnaires.

EntitéCe qu’elle exploiteStructure
AGL Côte d’Ivoire (SDSC)transit, consignation, logistique, entreposagesociété cotée, AGL France 74,80 %
Abidjan Terminal1er terminal à conteneurs, Vridisociété commune AGL / APM Terminals
Côte d’Ivoire Terminal2e terminal à conteneurs, le TC2société commune AGL / APM Terminals
Sitarailchemin de fer Abidjan-Ouagadougou, concession de 1995filiale du groupe AGL

Cette distinction n’est pas un détail juridique. Elle explique une singularité comptable que nous détaillons plus bas : les participations ne sont pas consolidées dans les comptes sociaux de la société cotée. Elles n’y apparaissent que lorsqu’elles versent un dividende, et ce dividende est enregistré non pas en produit d’exploitation, mais en produit financier.

Ce qu’AGL pèse dans l’économie ivoirienne

Au-delà de la société cotée, le dispositif AGL en Côte d’Ivoire représente environ 2 500 collaborateurs sur 18 sites opérationnels, avec 133 000 m² de magasins et centres de groupage.

L’empreinte se concentre sur deux pôles :

  • Abidjan, 101 000 m² d’installations et un aérohub doté de 3 800 m² de stockage à température ambiante et 2 200 m² de froid et de surgelé ;
  • San-Pédro, 350 000 m² d’entrepôts au service des filières agricoles, au débouché du deuxième port cacaoyer du pays.

Cette implantation dit l’essentiel du rôle de l’entreprise. La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, et le cacao ne rapporte de devises que s’il sort du pays. Entre la coopérative et le navire, il y a un entrepôt, un transitaire, une déclaration en douane et un conteneur. C’est ce maillon, invisible dans les statistiques d’exportation, que ces entreprises occupent.

Le rail complète le dispositif. Sitarail, concessionnaire depuis 1995 de la ligne Abidjan-Ouagadougou, exploite un axe de 1 260 kilomètres dont 852 ont fait l’objet d’un programme de réhabilitation chiffré à 262 milliards FCFA. C’est la seule liaison ferroviaire entre un port ivoirien et l’hinterland sahélien, un enjeu majeur alors qu’Abidjan, Lomé, Téma et Dakar se disputent le trafic de transit vers le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Dans le cadre du Plan national de développement 2026-2030, AGL a annoncé un programme d’investissement de 800 milliards FCFA en Côte d’Ivoire.

800 milliards Fle programme d’investissement annoncé par AGL en Côte d’Ivoire dans le cadre du Plan national de développement 2026-2030.

La frise en une page

Groupe Bolloré, 1986-2022Groupe MSC, depuis fin 2022
1940196019802000202019271986199119931995199820032004200920132017202220232024202619251950197520002025192719861991199319951998200320042009201320172022202320242026
1927Création des activités SCAC et SOCOPAO en Afrique de l’Ouest.
1986Bolloré rachète SCAC/SOCOPAO à Suez. Création de l’entité ivoirienne, filiale du groupe SDV.
1991Acquisition de Delmas, armement spécialisé sur l’Afrique.
1993Fusion Delmas et SCAC/SOCOPAO : naissance de SDV.
1995Concession de la ligne ferroviaire Abidjan-Ouagadougou à Sitarail.
1998Rachat de SAGA. L’entité ivoirienne devient SDV-SAGA Côte d’Ivoire.
16/09/1998Introduction à la BRVM, compartiment Transport, code SDSC.
23/10/2003Convention de concession du terminal à conteneurs de Vridi.
01/03/2004Entrée en vigueur de la concession. Naissance d’Abidjan Terminal.
2009La société devient Bolloré Africa Logistics Côte d’Ivoire.
23/03/2013Attribution du TC2 au consortium Bolloré, APM Terminals et Bouygues. Contestation publique.
24/06/2013Signature de la concession du deuxième terminal.
2017Division du nominal : 54 435 300 titres à 200 F. Le dividende passe de 8 977 F à 182 F.
31/03/2022Bolloré confirme la cession à MSC pour 5,7 Md€.
02/12/2022Inauguration du TC2, investissement global de 596 Md FCFA.
21/12/2022Finalisation du rachat par MSC.
04/2023Adoption de la dénomination Africa Global Logistics Côte d’Ivoire.
05/2024Retrait de la notation financière de l’émetteur.
03/08/2026Publication des états financiers provisoires 2025.
02/09/2026Assemblée générale mixte.
Ridwan Abdou

Cinq exercices, et une ligne qui saute aux yeux

En milliards de FCFA20212022202320242025
Chiffre d’affaires88,7287,0082,6285,6492,00
Excédent brut d’exploitation10,197,297,034,594,26
Résultat d’exploitation4,290,720,550,94−2,27
Résultat financier12,0812,6918,0720,877,08
Résultat net13,9410,0417,1421,070,78
Dividende par action (F)130n/d929292 *

* Distribution proposée à l’assemblée générale mixte du 2 septembre 2026. Comptes sociaux SYSCOHADA révisé, montants publiés. Le dividende par action 2022 n’a pas été reproduit dans la publication comparative.

La ligne à regarder n’est pas celle du chiffre d’affaires, remarquablement stable. C’est celle du résultat d’exploitation.

Sur cinq exercices, le métier propre de l’entreprise, transit, consignation et manutention, n’a jamais dégagé plus de 4,3 milliards de résultat, et il devient déficitaire de 2,27 milliards en 2025. Pendant ce temps, le résultat financier oscille entre 7 et 21 milliards.

Autrement dit : ce n’est pas l’exploitation qui fait le bénéfice de cette société. Ce sont les dividendes que lui versent ses participations, à commencer par Abidjan Terminal, comptabilisés en produits financiers parce que ces sociétés ne sont pas consolidées dans les comptes sociaux.

Le bénéfice suit le résultat financier, pas l'exploitation
En milliards de FCFA, 2021 à 2025. Même échelle pour les trois
Résultat d’exploitation4,29−2,2720212025Résultat financier12,087,0820212025Résultat net13,940,7820212025Résultat d’exploitation4,29−2,2720212025Résultat financier12,087,0820212025Résultat net13,940,7820212025
Ridwan AbdouComptes sociaux SYSCOHADA révisé, montants publiés

C’est une architecture parfaitement légale et assez courante. Elle a une conséquence pratique : les ratios habituels, marge d’exploitation et rentabilité économique, ne décrivent pas cette entreprise. Il faut changer d’outil pour la lire.

Trois défis pour les prochaines années

Une exploitation qui se dégrade depuis quatre ans

Excédent brut d'exploitation, en milliards de francs CFA
Sur la même période, le chiffre d'affaires a progressé de 88,72 à 92,00 milliards.
Chiffre d'affaires, échelle de gaucheExcédent brut d'exploitation, échelle de droite
0255075100051015202021202220232024202502550751000510152020212022202320242025
Ridwan Abdou

L’excédent brut d’exploitation est passé de 10,19 milliards en 2021 à 4,26 milliards en 2025, alors que le chiffre d’affaires progressait. Ce n’est pas un accident d’exercice : c’est une tendance de quatre ans, dont la cause principale est identifiable dans les comptes publiés.

Mai 2024 : le retrait de la notation

En mai 2024, la notation financière de l’émetteur est retirée. La société n’est plus notée. Pour un investisseur, obligataire comme actionnaire, c’est une information en moins, et un signal de transparence moindre dans un dossier qui en manque déjà par ailleurs : les états provisoires 2025 ne comportent aucune note explicative sur les mouvements les plus importants de l’exercice.

Les échéances de concession

Une entreprise de concessions vit sous contrat à durée déterminée. Terminal, chemin de fer, entrepôts sous douane : chaque échéance est un moment de négociation avec l’État, et une source d’incertitude que le bilan ne montre pas.

Questions fréquentes

AGL Côte d’Ivoire, c’était quoi avant ?

Bolloré Africa Logistics Côte d’Ivoire de 2009 à avril 2023, et SDV-SAGA Côte d’Ivoire avant cela. L’entité ivoirienne a été créée en 1986 comme filiale du groupe SDV. Les racines du métier remontent aux commissionnaires SCAC et SOCOPAO, actifs depuis 1927.

Qui a racheté Bolloré Africa Logistics ?

Le groupe MSC, armateur italo-suisse et premier transporteur mondial de conteneurs. L’accord a été confirmé le 31 mars 2022 pour 5,7 milliards d’euros et finalisé le 21 décembre 2022.

Qui gère le terminal à conteneurs du port d’Abidjan ?

Il y en a deux. Le premier, à Vridi, est exploité par Abidjan Terminal depuis 2004. Le second, le TC2 inauguré en décembre 2022, est exploité par Côte d’Ivoire Terminal. Les deux sociétés associent AGL et APM Terminals, la filiale portuaire du groupe Maersk.

Pourquoi l’attribution du deuxième terminal a-t-elle fait polémique ?

Parce que l’appel d’offres de 2013 visait à introduire de la concurrence au port d’Abidjan et qu’il a abouti à confier le second terminal à l’opérateur du premier. Le ministre du Commerce Jean-Louis Billon a parlé d’un « super-monopole multiplié par deux », et l’opérateur philippin ICTSI a saisi l’UEMOA. La concession a néanmoins été signée en juin 2013.

Combien a coûté le deuxième terminal à conteneurs d’Abidjan ?

596 milliards FCFA au total : 334 milliards pour les terrassements et infrastructures financés par le Port autonome d’Abidjan, et 262 milliards pour les superstructures et équipements financés par le concessionnaire.

Quel est le code boursier d’AGL Côte d’Ivoire ?

SDSC, à la BRVM depuis le 16 septembre 1998. Le code est l’héritage du nom SDV, porté par la société jusqu’en 2009.

Quel dividende AGL Côte d’Ivoire verse-t-elle ?

92 FCFA brut par action, soit 5,008 milliards FCFA au total, montant reconduit au titre des exercices 2023 et 2024 et proposé au titre de 2025 à l’assemblée générale du 2 septembre 2026. Après l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières de 12 %, cela représente 80,96 FCFA net par action.

Qui détient AGL Côte d’Ivoire ?

Africa Global Logistics (France) détient 74,80 % du capital. Le flottant coté à la BRVM représente 25,01 %, soit l’un des flottants les plus larges parmi les valeurs ivoiriennes de cette taille.

Poursuivre l’analyse

Cet article raconte d’où vient AGL Côte d’Ivoire et ce qu’elle fait. Il ne dit pas ce que vaut son action.

C’est l’objet de notre note de recherche, construite à partir des états financiers déposés à la BRVM et des comptes consolidés IFRS, avec une piste d’audit poste par poste. Elle part d’une divergence que le communiqué annuel n’explique pas : en 2025, le chiffre d’affaires atteint son plus haut niveau en cinq ans, le résultat net recule de 96 %, et le cours de l’action progresse de 81 %.

La note traite les trois questions qui en découlent. Ce que valent réellement les participations portuaires, à partir des seuls comptes consolidés jamais publiés par la société. Ce que signifie une variation de bilan de 79 milliards apparue en 2025 sans aucune note explicative. Et ce qu’implique, pour un actionnaire minoritaire, le fait que la société soit contrôlée depuis 2022 par un armateur qui est aussi le client de ses terminaux.

Elle conclut par une recommandation et une juste valeur, obtenues par quatre méthodes convergentes.

Consulter la note de recherche AGL Côte d’Ivoire (SDSC) →

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Méthodologie et avertissement

Les retraitements et les calculs de ratios sont propres à Ridwan Abdou et détaillés dans la note complète.

Ce document exprime une opinion personnelle à la date de publication. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une sollicitation d’achat ou de vente. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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